Témoignage: “Le cododo a pimenté ma vie de couple”

Par -
© Getty Images
Natacha a 41 ans et est l'heureuse maman d'un petit garçon âgé de trois ans. Si au départ elle n'envisageait pas de pratiquer le cododo, cette pratique s'est quasiment imposée à elle à la naissance de son fils. Et si les débuts n'ont pas été faciles, elle ose aujourd'hui dire que cela a sauvé sa maternité... mais aussi sa vie de couple! 

Comment le cododo a sauvé ma vie de couple

Natasha pensait ne jamais avoir d’enfant. Pas tant parce qu’elle n’en voulait pas, mais surtout parce qu’elle ne trouvait pas LA personne avec qui envisager faire un bébé. “Il faut dire que j’ai toujours eu le don pour me mettre dans des histoires compliquées”, nous explique-t-elle. Arrivée à 32 ans et après plusieurs échecs amoureux, la jeune femme est convaincue que jamais elle ne fondera une famille. “Et puis Thomas est arrivé dans ma vie, et si je ne voulais pas m’engager au début, mes sentiments m’ont rattrapée. Il était l’homme de ma vie. Lorsque l’on a décidé de vivre ensemble, il m’a directement dit qu’il voulait un bébé. Il a trois ans de plus que moi, mais n’a jamais eu d’enfant. Son ex, avec qui il a vécu pendant près de dix ans, avait déjà un enfant d’une précédente relation. Il avait donc été un beau-père et s’était impliqué dans la vie de cet enfant. Mais à la fin de sa relation avec cette femme, il n’avait plus aucun rôle à tenir auprès de cet enfant qu’il avait pourtant élevé et connu lorsqu’il était encore tout petit. Et s’il s’en était remis, cela lui avait donné une grande envie de devenir père”.

Quelques mois après avoir emménagé ensemble, le couple commence donc les essais bébé. “Il aura fallu presqu’un an avant que je tombe enceinte, mais c’est finalement arrivé. J’avoue que je ne savais pas trop bien dans quoi je m’embarquais. J’avais complètement oublié mon désir d’enfant et je pensais même que mon âge serait un frein pour tomber enceinte naturellement. Je ne me projetais pas du tout: je ne savais pas si je voulais allaiter ou non, comment je souhaitais accoucher et, surtout, je n’imaginais pas du tout pratiquer le cododo”, confie Natasha.

Un début de maternité difficile

Si la grossesse de Natasha se passe sans encombre, elle a beaucoup de mal à se remettre de son accouchement. “Il a été compliqué et s’est terminé par une césarienne. J’avais donc un grand besoin de récupérer. Et si durant les premiers jours mon bébé a été très calme, ce fut une autre paire de manches en sortant de la maternité. Il pleurait beaucoup et dormait peu quand je le mettais dans son lit. Dès que je le prenais, que je le portais en écharpe ou que je me mettais à côté de lui, pas de problème. Mais dès que je m’éloignais, c’était l’horreur”. Et le problème s’intensifie quand Natasha reprend le travail. “C’est comme si mon absence en journée le pesait et qu’il avait besoin de dormir contre moi pour compenser du manque. J’aimais mon fils mais j’étais épuisée. Littéralement au bout de mes forces. J’avais besoin de dormir pour assumer ma vie de femme et de mère”. C’est ainsi que Natasha commence à pratiquer le cododo. “J’avais longtemps hésité, surtout par peur qu’il arrive quelque chose à mon bébé, mais là c’était juste vital pour moi de dormir. C’est comme ça que notre expérience de sommeil partagé a commencé”.

Cododo et vie de couple, incompatible… ou presque

Au début, l’objectif premier pour le couple est simple: dormir et ne plus être confronté à un bébé pleurant constamment. Natasha reconnaît alors que le cododo lui a sauvé la vie: “J’ai enfin pu avoir des nuits correctes et récupérer. Petit à petit, mon chéri et moi avons commencé à retrouver un vie presque normale, à ceci près que l’on était parents… Et que l’on avait un petit être endormi entre nous deux chaque nuit. Cela peut paraître anodin, mais ça ne l’est pas du tout lorsqu’il s’agit d’avoir une vie intime”. Et quand Natasha et son conjoint commencent à se rapprocher après l’accouchement, les mois de galère et les nuits blanches, le couple a vraiment du mal à reconstruire une intimité.

“On s’aime très fort mon compagnon et moi, mais on est assez traditionnels en ce qui concerne notre vie sexuelle: on aime le confort de notre lit et il est l’endroit où l’on faisait principalement l’amour. Sauf que là, on devait le partager avec notre bébé. Pas franchement excitant”. Le couple essaye alors différentes solutions et mettent par exemple le bébé dans sa nacelle pour récupérer leur lit. Mais l’enfant restait à côté… et ça n’allait pas. “On avait peur de le réveiller, je tournais la tête vers mon bébé dès qu’il faisait le moindre bruit, son papa aussi, et on avait peur de se lâcher et d’être trop bruyant. On n’avait plus notre endroit à nous, notre “nid d’amour”, et cela perturbait notre équilibre au sein du couple. Déjà que l’arrivée de ce petit changeait tout notre quotidien, mais à ce point…” C’en est trop pour Natasha, elle ne se retrouve plus dans cette nouvelle vie. “J’ai un peu craqué, et j’en suis arrivée à regretter d’avoir fait un enfant” avoue-t-elle.

Un élément déclencheur

Un jour, Natasha discute de sa situation avec une connaissance. “Elle n’était pas spécialement proche de moi (c’est l’amie d’une amie), je ne sais donc pas vraiment pourquoi je lui ai raconté ma vie mais ça m’a fait un bien fou. Elle m’a donné le numéro d’une sage-femme qu’elle connaissait bien, et qui allait m’aider à trouver ma place de mère et ma vie de femme. Elle m’a donné le numéro d’une sage-femme qu’elle connaissait bien”.

Natasha a besoin d’aide et elle s’en rend compte. “J’ai alors pris rendez-vous avec cette femme. J’y suis allée, sans en dire un seul mot à mon chéri. Je ne sais pas très bien pourquoi je ne tenais pas à le prévenir, mais je crois que c’est parce que je le faisais pour moi, que je voyais ça comme mon petit jardin secret ou quelque chose du genre”. La jeune maman explique sa situation. La sage-femme l’écoute attentivement, lui pose quelques questions et commence à lui donner des conseils. “Et l’un d’entre eux m’a particulièrement marqué”, se souvient Natasha. “Elle m’a dit: ‘Vous savez, votre lit n’est pas un temple de l’amour. L’amour, ça peut se faire partout! Il suffit juste de se sentir bien et d’avoir envie de son compagnon de vie'”.

Natasha réfléchit à cette phrase pendant le reste de la journée et la nuit qui a suivi et se dit que la sage-femme a raison. C’est à elle d’enclencher le pas. “Le lendemain, je suis rentrée du travail, puis on s’est occupé de notre fils. Je suis allée le mettre dans notre lit et une fois qu’il fut bien endormi, je suis partie dans mon bureau mettre quelques bougies, un plaid par terre… Et j’ai cherché Thomas. On a passé un superbe moment à deux et finalement, on a découvert autre chose. C’était juste ce qu’il nous fallait!” Le couple réitère l’expérience quelques fois, et le conjoint de Natasha se prend au jeu et commence lui aussi à improviser des petits nids d’amour aux quatre coins de la maison.

“Et c’était super parce que souvent, l’un de nous préparait ça en “cachette” et on se faisait la surprise. Ce petit moment était attendu, mais on ne savait pas forcément quand ça arriverait… Du coup ça avait quelque chose de très excitant”. Petit à petit, Natasha et Thomas reconstruisent une vraie intimité, plus sensuelle encore que celle qu’ils avaient alors expérimenté jusque lors.

Le cododo nous a donné de l’imagination

Le fils de Natasha et Thomas est resté dans leur lit pendant presque deux ans et le couple a gardé ce petit rendez-vous intime longtemps. “On a fait l’amour dans presque toutes les pièces de notre maison: le bureau, la cuisine, le salon et même la buanderie. Cette difficulté nous a finalement ouvert d’autres perspectives”. Aujourd’hui, leur fils dort dans son propre lit, le couple a récupéré sa chambre et l’investit à nouveau comme un lieu de leur intimité. “Mais on fait encore souvent l’amour ailleurs que dans notre chambre!”, se réjouit Natasha. “On est plus spontanés dans notre vie sexuelle et ça nous fait un bien fou. On est des parents, mais toujours un couple et surtout des amants… Encore plus qu’avant finalement!”.

Vous avez aimé ce témoignage? Vous aimerez également ces articles

Pour ne rien manquer de nos conseils et actualités, suivez Mamans & Femmes d’Aujourd’hui sur FacebookInstagram et Pinterest, et inscrivez-vous à notre newsletter. Sans oublier nos pages Femmes d’Aujourd’hui et Délices!

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here