Les astuces d’une maman pour poursuivre l’allaitement lorsque l’on a repris le travail

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Odeline, blogueuse et mère hyper-active nous donne ses meilleurs conseils pour concilier allaitement et travail.

Lorsque l’on accouche, on a (presque) plus qu’une seule chose en tête: profiter un maximum de ce tout nouveau bébé qui est le nôtre. Mais très vite, le quotidien reprend ses droits, souvent à un rythme soutenu, et il faut rapidement penser à tout organiser: la crèche, l’organisation, le retour au boulot…Et si vous allaitez, il se peut que vous vous sentiez submergée d’émotions et d’incertitudes concernant la poursuite de l’allaitement lorsque vous aurez repris le travail.

Odeline, mère de deux enfants et blogueuse sur « Les petits papiers », nous propose ses meilleures astuces de mère active et allaitante, loin des clichés et des impératifs des groupes pro-allaitement, mais au plus près de la réalité des mamans qui travaillent.

Astuces pour continuer l’allaitement en travaillant

La reprise du travail s’effectue généralement autour des 3 mois de bébé. C’est également à cette période que bébé a le plus besoin de lait, qu’il soit allaité à la demande ou que bébé suive déjà un petit rythme régulier (cela dépend vraiment d’un bébé à l’autre). On entend donc souvent des mamans dire qu’elles ont dû arrêter l’allaitement quand elles ont repris le travail. C’est même souvent considéré comme le moment logique pour arrêter par les proches. Tirer son lait, s’organiser, la peur de ne pas avoir assez,… autant de facteurs considérés comme des contraintes trop lourdes à dépasser au quotidien.

Pourtant, continuer à allaiter quand on travaille, même à plein temps, est tout à fait possible. Il existe différentes manières d’allaiter ce petit bout de chou, même s’il est gardé en crèche, par une gardienne ou un parent. Voici quelques astuces pour allaiter en travaillant:

Pour l’allaitement exclusif

Si l’on souhaite conserver un allaitement exclusif au lait maternel, il sera alors nécessaire de tirer son lait au travail (si la fonction le permet, parce que ce n’est pas toujours évident), il est important de mettre plusieurs choses en place:

  • Tout d’abord, il faut en parler à son employeur. Ce n’est pas forcément une conversation facile à avoir avec son/sa boss, mais il ne faut pas hésiter à demander s’il y a possibilité d’avoir accès à une pièce saine que l’on peut verrouiller. Il faut également qu’il y ait un réfrigérateur accessible pour conserver le lait. La direction des ressources humaines peut vous assister dans cette démarche.
  • Se munir d’un bon tire-lait, si possible pas trop gros pour un maximum de discrétion, à doubles pompes pour plus d’efficacité et un gain de temps. Vous n’êtes bien entendu pas obligée de l’acheter et pouvez le louer dans votre pharmacie ou via votre mutuelle.
  • Tirer son lait à heures fixes.
  • Ne pas se mettre la pression! Tirer son lait ne va pas forcément de soi. L’affectif joue énormément dans l’allaitement et il arrive, surtout au début, que ça ne fonctionne pas comme on le voudrait, et que les quantités semblent insuffisantes. Dans ces cas-là, il ne faut pas en conclure que « de toute façon ça ne marche pas pour moi! ». Toutes les mamans ou presque ont besoin d’un temps d’adaptation avant d’utiliser un tire-lait. Et surtout, n’essayez pas de mettre l’appareil au maximum en espérant que ça marche mieux, sinon bonjour les blessures et les éventuelles mastites!
  • Il est important de conserver le lait tiré de manière correcte au travail, mais aussi pendant le transport. Munissez-vous d’un petit sac isotherme avec des pains de glace. Cela vous permettra aussi de garder votre lait tiré de façon plus discrète dans le réfrigérateur commun!
  • Le mieux, pour appréhender tout ça sereinement, est de commencer avant la reprise du travail et de se prévoir un petit stock de lait tiré en réserve. Cela vous permettra d’être moins stressée au cas où le tirage s’avérerait difficile au début.
  • Accrochez-vous! Si vous souhaitez vraiment que cet allaitement soit une réussite, je dois bien vous avouer qu’il faut un peu s’accrocher. Ignorez les remarques, détendez-vous au maximum, et tentez de laisser de côté le stress du travail au moment où l’on franchit la porte du local alloué pour se concentrer uniquement sur son bébé et sur les raisons pour lesquelles on a fait ce choix sont, je crois, les meilleurs conseils que je puisse vous donner.

En cas d’allaitement mixte

Par allaitement mixte, on entend surtout que le bébé tète quand maman est disponible, et boit du lait infantile quand elle n’est pas là. C’est une alternative beaucoup plus relax que l’allaitement exclusif, et qui permet à maman garder ce moment privilégié qu’est l’allaitement avec son bébé, notamment le matin, le soir et le week-end.

Mais la question à se poser est « est-ce que cela marche »? Dans la plupart des cas oui, le corps s’adapte à la demande. Il faut néanmoins, idéalement, attendre que l’allaitement soit bien installé pour tenter l’aventure. Cet allaitement mixte tétées/biberons sera rapidement (oui, parce que bébé grandit tellement vite!) remplacé par un allaitement mixte « tétées/panades ».

Déculpabiliser

Que vous envisagiez l’allaitement exclusif ou l’allaitement mixte, déculpabiliser est la clé de tout! Il n’y a pas d’allaitement idéal, comme il n’y a pas un seul modèle du couple maman-bébé. Alors oubliez les schémas parfaits que l’on nous vend, et laissez-vous guider par vos envies et votre instinct. Vous seule savez ce qui est bon pour votre bébé mais aussi pour vous-même. Et en cas de doute, n’hésitez pas à vous rapprocher des professionnels de la petite enfance (ONE, pédiatres, conseillères en allaitement…).

Retrouvez Odeline sur sa page Facebook pour encore plus de tranches de vie de maman.

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