Pourquoi j’ai choisi de ne pas laisser pleurer bébé

Émilie, jeune maman, évoque avec nous les raisons qui l'ont amenée à ne pas laisser pleurer sa fille.

Laisser pleurer bébé pour l’endurcir et le faire grandir? Ce n’est pas le credo d’Émilie. Cette mère (et belle-mère) de famille, qui a potassé le sujet au moyen de nombreuses lectures, a identifié les trois raisons principales de sa démarche.

1. C’est énergivore

« Premièrement, cela ne me correspond pas. Je ne suis pas capable de garder mon calme, de rester sereine si un enfant, qu’il soit le mien ou pas, pleure à côté de moi. Pas uniquement parce que je suis sensible, empathique, attentionnée (second degré autorisé), mais simplement parce que cela m’énerve, me stresse, m’angoisse! Parce qu’une force à l’intérieur de moi me pousse à réagir, à tenter quelque chose pour faire cesser ces pleurs horripilants (il faut bien l’avouer), par égard pour l’autre que je ressens en détresse, mais aussi et peut-être surtout pour moi. La nature a bien fait les choses: étant donné le degré de dépendance du nouveau-né et son incapacité à satisfaire lui-même ses besoins, il était indispensable que ses cris soient exaspérants au point de déclencher rapidement l’action d’un autre, plus autonome et capable que lui ».

2. C’est contre-productif

« Partant du principe que les pleurs sont la manifestation de besoins physiologiques, affectifs ou émotionnels non satisfaits, on peut supposer que le fait de les ignorer ne va a priori pas avoir pour résultat de les faire taire, poursuit Émilie, mais plutôt (et dans un premier temps en tous cas) de les amplifier. Si vous appelez vos enfants qui sont au fond du jardin et qu’ils ne répondent pas aux premiers appels, que ferez-vous? Crier un peu plus fort… Puis un peu plus encore ».

Laisser pleurer bébé n’apparaît donc pas comme la solution la plus efficace à court et moyen terme pour cette maman, « mais il est vrai que celles et ceux qui préconisent la méthode parlent plutôt de bénéfices à long terme ». Et de caprices à gogo assurés à ceux qui ne la pratiqueraient pas?

3. Ce n’est pas un cadeau pour l’avenir

Ce qui amène la maman au troisième argument qui a fortement contribué à asseoir sa position: « Il a été prouvé que les premières expériences que l’on fait dans la vie déterminent notre rapport au monde et aux autres, notre vision de l’existence. Les bébés qu’on laisse pleurer cessent de le faire lorsqu’ils ont intégré que personne ne viendra les aider. Alors que les bébés qu’on tente d’apaiser développent un sentiment de sécurité et de confiance, les bébés qu’on livre à eux-mêmes, espérant qu’ils vont réussir à « rentrer dans le moule » apprennent surtout à ne pas espérer grand-chose de la vie et des personnes qui les entourent… Et c’est une chose que je ne souhaite absolument pas pour mes enfants. »

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