Témoignages: « Pourquoi j’ai retiré mon bébé de la crèche même si elle reste ouverte »

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© Picsea/Unsplash
La Belgique est officiellement en confinement depuis le mercredi 18 mars, mais les crèches restent ouvertes pour permettre aux parents qui travaillent de pouvoir y déposer leurs enfants. Une solution qui ne les séduit pas tous.

Depuis le lundi 16 mars, les cours sont suspendus dans les écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles, et ce, jusqu’aux vacances de printemps. Les crèches, quant à elles, sont ouvertes, a expliqué le Conseil national de Sécurité (CNS) le 18 mars dernier. Malgré cette annonce, de nombreux parents ont décidé de garder leur(s) bébé(s) chez eux. Parmi eux, Justine et Caroline, toutes deux mamans de deux petites filles. Elles nous expliquent ce choix.

Prendre ses responsabilités

Justine: « Je suis professeure de français en secondaires, dans le degré inférieur. Cette année, après avoir eu deux grossesses rapprochées, j’ai décidé de ne prendre que des intérims. Je travaille donc durant certaines périodes et d’autres non. Début mars, on m’a d’ailleurs proposé un intérim que j’ai refusé en voyant que les choses commençaient à se corser à cause de ce vilain virus. Je voulais être présente pour mes filles, je dois bien avouer que tout ça est relativement angoissant lorsqu’on est maman.

Samedi 14 mars, un mail de la part l’ONE nous indiquait que les crèches restaient bien ouvertes mais qu’il fallait que nous fassions attention à la santé de nos enfants. Impossible de les y déposer s’ils présentent les symptômes suivants: fièvre, rhinite, toux et difficultés respiratoires. Mes filles présentaient, et présentent toujours d’ailleurs, deux des symptômes indiqués: une légère toux et un bon gros rhume (qui durent depuis 6 mois, certes!). Mon mari, lui, est indépendant. Il est importateur et négociant en matériaux de construction. Il doit donc travailler. Dans son métier, il est amené à rencontrer des clients. Je ne voulais en aucun cas que les puéricultrices et les enfants de la crèche puissent être en danger à cause de nous. Je voulais éviter à tout prix de propager cette maladie si jamais nous l’attrapions. Pour le moment, croisons les doigts, nous sommes épargnés, et faisons tous les efforts pour l’être. »

Penser aux puéricultrices

Caroline: « J’ai décidé de ne pas mettre ma fille à la crèche même si parfois, je suis de garde dans mon établissement scolaire. La première chose à laquelle j’ai pensé, c’est bien entendu sa santé. Je ne voulais pas qu’elle y aille pour ensuite ramener d’éventuels microbes à la maison. Ou alors qu’elle y tombe malade et attrape la gastro, la grippe ou la varicelle, et ensuite être affaiblie et devenir une personne à risque.

J’ai également pensé aux membres du personnel de la crèche. S’il y a moins d’enfants à garder, elles pourront réduire leur présence et donc garder leurs enfants à elles. Ce sont ces deux principales raisons qui ont déterminé mon choix de garder ma fille ainsi que sa grande sœur à la maison. J’en avais l’opportunité, ce n’est pas le cas pour tous les parents… »

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